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Différence entre taxi et VTC : réglementation, examen, véhicule et prix

Taxi ou VTC ? Maraude, réservation préalable, ADS, registre VTC, tarifs réglementés ou libres, véhicule, carte et épreuves de l'examen : le comparatif sourcé.

Publié le , sur les textes en vigueur à cette date.

Taxi et VTC (voiture de transport avec chauffeur) transportent tous deux des clients à titre onéreux et appartiennent au transport public particulier de personnes (T3P), avec les motos-taxis (VMDTR). Ils passent le même tronc commun d'examen. Mais leurs règles d'exercice diffèrent profondément : manière de trouver des clients, autorisation, prix, véhicule, carte professionnelle. Ce comparatif s'appuie sur le code des transports et sur les fiches Service-Public « Devenir chauffeur de taxi » (vérifiée le 13 juillet 2026) et « Devenir chauffeur de VTC » (vérifiée le 12 août 2026).

Le tableau comparatif

Comparatif taxi et VTC
CritèreTaxiVTC
Prise en charge des clientsSur réservation, en station et en maraude (client qui hèle le taxi) dans le ressort de son autorisation de stationnementUniquement sur réservation préalable, partout
Autorisation d'exploiterAutorisation de stationnement (ADS), liée au véhicule et à une zoneInscription de l'exploitant au registre des VTC (REVTC)
PrixRéglementés : maximums nationaux annuels et tarifs fixés par le préfet, calculés par le taximètreLibres : forfait fixé à la réservation ou calcul selon le temps et la distance
ÉquipementsTaximètre, dispositif lumineux « TAXI », plaque indiquant le numéro d'ADS, imprimante, terminal de paiementVignette VTC à l'avant et à l'arrière ; dispositif lumineux extérieur interdit
VéhiculeÉquipé des équipements spéciaux ci-dessus, contrôlés au contrôle technique annuelHors hybride ou électrique : 4 à 9 places, 4 portes, 7 ans maximum, 4,50 m × 1,70 m minimum, 84 kW minimum
Carte professionnelleValable dans le département de l'examen (extension possible à 4 départements au maximum)Valable sur tout le territoire national
Premiers secours (PSC1)Obligatoire, de moins de 2 ansPlus obligatoire, mais conseillé
Épreuves écrites spécifiquesF(T) territoire et réglementation locale (sujet régional) ; G(T) réglementation nationale taxi et gestionF(V) développement commercial et gestion ; G(V) réglementation nationale VTC

1. Trouver ses clients : maraude ou réservation préalable

C'est la différence fondamentale. L'article L3120-2 du code des transports réserve aux taxis la possibilité de stationner ou circuler sur la voie publique en quête de clients (la « maraude »), dans le ressort de leur autorisation de stationnement. Le taxi peut aussi attendre en station et prendre des courses réservées.

Le VTC, lui, ne peut prendre en charge un client que s'il justifie d'une réservation préalable, dont il doit présenter le justificatif en cas de contrôle. Créer une réservation sur place ne régularise rien : la réservation doit précéder la prise en charge. Sans réservation en cours, il doit retourner au lieu d'établissement de l'exploitant ou dans un parking hors voirie (article L3122-9, dit « retour à la base »). Aux abords des gares et aéroports, il ne peut attendre qu'un client ayant réservé, dans la limite d'une heure avant la prise en charge.

Hors de la zone de son ADS, le taxi est soumis à la même règle que le VTC : réservation préalable obligatoire (article L3121-11). Les sanctions ont été durcies en 2026 : depuis le 27 juin 2026, prendre en charge un client sans réservation lorsqu'on n'est pas taxi est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende (article L3124-12, loi n° 2026-534).

2. L'autorisation : ADS ou registre VTC

Pour exercer en taxi, il faut une autorisation de stationnement (ADS), souvent appelée « licence ». Depuis la loi du 1er octobre 2014, les nouvelles ADS sont incessibles, valables 5 ans renouvelables et exploitées personnellement par leur titulaire (articles L3121-1-2 et L3121-2). Elles sont attribuées selon une liste d'attente publique ; nul ne peut s'inscrire sur plus d'une liste, et la priorité va aux candidats justifiant de deux ans d'exercice comme taxi au cours des cinq dernières années (article L3121-5). Les ADS délivrées avant cette date restent cessibles sous conditions. Il est aussi possible de travailler comme salarié ou locataire d'un titulaire d'ADS ancienne.

Le VTC n'a pas besoin d'ADS. C'est l'exploitant (l'entreprise) qui s'inscrit au registre des exploitants de VTC (REVTC), inscription à renouveler tous les 5 ans (article L3122-3). Depuis le 27 juin 2026, il est interdit de prêter ou louer son inscription à un tiers.

3. Les prix : tarif réglementé ou prix libre

Les tarifs des taxis sont réglementés. Un arrêté national fixe chaque année des maximums (pour 2026, l'arrêté du 24 décembre 2025) et le préfet fixe les tarifs du département dans cette limite. Le prix est calculé par le taximètre (prise en charge, prix du kilomètre selon le tarif A, B, C ou D, attente, suppléments). Le détail figure dans notre guide tarifs des taxis 2026 et, département par département, dans nos fiches taxi.

Les prix des VTC sont libres. Selon Service-Public, le tarif peut être forfaitaire et déterminé dès la réservation, ou calculé après la course en fonction du temps et de la distance. À l'épreuve pratique, le candidat VTC établit d'ailleurs un devis pendant les 6 minutes de préparation.

4. Le véhicule et ses équipements

Le taxi est reconnaissable : taximètre, dispositif lumineux « TAXI » (vert s'il est libre, rouge s'il est occupé ou réservé), plaque indiquant le numéro de l'ADS et son ressort, imprimante reliée au taximètre et terminal de paiement par carte bancaire. Le taximètre et le lumineux sont contrôlés lors du contrôle technique annuel.

La voiture VTC doit respecter des caractéristiques minimales, sauf si elle est hybride ou électrique : 4 à 9 places conducteur compris, au moins 4 portes, 7 ans d'ancienneté au maximum, des dimensions d'au moins 4,50 m × 1,70 m et une puissance nette d'au moins 84 kW. Elle porte une vignette VTC rouge à l'avant et à l'arrière (environ 35 €). Tout dispositif lumineux extérieur est interdit, pour éviter la confusion avec un taxi.

5. La carte professionnelle

Les conditions d'accès sont presque identiques : permis B depuis 3 ans (2 ans après conduite accompagnée), bulletin n° 2 du casier judiciaire sans certaines condamnations, avis favorable d'un médecin agréé (cerfa n° 14880) et réussite à l'examen. Le taxi doit en plus justifier d'une formation aux premiers secours (PSC1) de moins de 2 ans. Dans les deux cas, la carte coûte environ 60 € et se renouvelle tous les 5 ans après une formation continue.

Différence notable : la carte VTC est valable sur tout le territoire national, alors que la carte taxi vaut pour le département où l'examen a été réussi. Pour exercer ailleurs, le taxi suit un stage de mobilité de 14 heures (35 heures à Paris), dans la limite de 4 départements.

6. L'examen : un tronc commun, deux spécialités

Les cinq épreuves A à E sont identiques : réglementation du T3P et prévention des discriminations et des violences sexuelles et sexistes, gestion, sécurité routière, français et anglais. Les deux épreuves spécifiques changent :

  • taxi : F(T) sur le territoire et la réglementation locale, dont le sujet est arrêté par la CMA de région, et G(T) sur la réglementation nationale taxi et la gestion propre à cette activité ;
  • VTC : F(V) sur le développement commercial et la gestion, et G(V) sur la réglementation nationale VTC.

À l'épreuve pratique, le barème diffère légèrement : la facturation et l'usage des équipements spéciaux valent 3 points pour le taxi, la facturation 2 points pour le VTC, qui gagne un point sur la préparation du parcours. En 2025, selon CMA France, 8 992 candidats taxi et 32 563 candidats VTC se sont présentés aux épreuves écrites ; 72,9 % des premiers et 66,4 % des seconds ont été déclarés admissibles.

Un candidat admissible à l'un des examens peut, pendant 3 ans, passer seulement les deux épreuves spécifiques de l'autre métier (mobilité professionnelle).

Taxi ou VTC : comment choisir ?

  • Vous voulez travailler sur un territoire que vous connaissez, prendre des clients en station ou dans la rue et appliquer un tarif connu à l'avance : le taxi. Comptez avec l'accès à une ADS (liste d'attente, location ou salariat).
  • Vous préférez fixer vos prix, travailler avec des plateformes ou une clientèle d'entreprises, sans ADS : le VTC. Comptez avec les contraintes du véhicule et de la réservation préalable.

Pour la suite : devenir chauffeur de taxi en 2026 et devenir chauffeur VTC en 2026.

Questions fréquentes

Quelle est la principale différence entre un taxi et un VTC ?

Le taxi peut prendre en charge un client qui le hèle dans la rue (maraude) ou en station, dans le ressort de son autorisation de stationnement. Le VTC ne peut travailler que sur réservation préalable (code des transports, article L3120-2).

Un VTC peut-il prendre un client dans la rue ?

Non. Sans réservation préalable, la prise en charge est interdite. Depuis le 27 juin 2026, ce fait est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende pour une personne physique (article L3124-12 modifié par la loi n° 2026-534).

L'examen taxi est-il plus difficile que l'examen VTC ?

Les cinq épreuves communes sont identiques. En 2025, selon CMA France, 72,9 % des candidats taxi présents ont été déclarés admissibles, contre 66,4 % des candidats VTC. Le taxi demande en plus la connaissance d'un territoire et de ses tarifs (épreuve F(T)).

Peut-on passer de VTC à taxi sans tout repasser ?

Oui, dans les trois ans qui suivent l'admissibilité : le candidat ne passe que les deux épreuves spécifiques de l'autre métier, puis l'épreuve pratique (mobilité professionnelle, 168 € en 2026 à la CMA Île-de-France).

Ce guide est informatif. PrépaT3P n'est ni un organisme de formation, ni un centre agréé, et n'est pas affilié aux chambres de métiers et de l'artisanat (CMA). Pour toute démarche, référez-vous aux textes officiels ci-dessous, à votre CMA ou à votre préfecture. Voir aussi notre méthode de vérification.

Sources officielles

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