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Examen taxi et VTC : 12 erreurs fréquentes qui coûtent l'admissibilité ou l'admission

Note éliminatoire, dossier rejeté, QRC incomplètes, 6 minutes dépassées, chaussures ouvertes : les erreurs qui font échouer à l'examen taxi ou VTC.

Publié le , sur les textes en vigueur à cette date.

En 2025, selon les statistiques de CMA France, un tiers des candidats VTC présents aux épreuves écrites n'ont pas été déclarés admissibles, et plus d'un quart des candidats taxi. À l'épreuve pratique, un passage VTC sur trois s'est soldé par un échec. Une partie de ces échecs tient moins au niveau qu'à des erreurs évitables : une épreuve négligée, un dossier rejeté, des chaussures inadaptées. Voici les douze plus coûteuses, chacune rattachée à la règle officielle qui la sanctionne.

Avant l'examen : le dossier

1. Déposer un dossier avec une pièce non conforme

Le règlement exige des documents en cours de validité ; les attestations de perte ou de vol ne sont pas acceptées, et le permis doit être en bon état, non scotché, avec une signature visible. En cas de pièce non conforme, le dossier est rejeté, la CMA dispose d'un nouveau délai de 5 jours ouvrés et la garantie de 4 mois repart de zéro. À faire : vérifier les dates de validité avant de commencer et scanner des documents lisibles, en couleur.

2. S'inscrire à la dernière minute

Les dates limites d'inscription ne comprennent pas l'instruction du dossier : il doit être validé avant la clôture pour être intégré à la session. La CMA Île-de-France rappelle qu'un dossier déposé n'équivaut pas à une inscription et recommande d'éviter les 48 heures qui précèdent la clôture. Notre guide inscription à l'examen détaille le calendrier à respecter.

3. Se tromper de département (taxi)

Pour le taxi, le département choisi à l'inscription fixe le territoire de l'épreuve F(T) et le lieu de l'épreuve pratique. Réviser le territoire d'un autre département, ou choisir un département par commodité, revient à préparer une autre épreuve. Voir notre guide épreuve F(T).

À l'écrit : les épreuves d'admissibilité

4. Compter sur la moyenne et négliger une épreuve

C'est l'erreur la plus fréquente. L'admissibilité exige trois conditions cumulatives : une moyenne pondérée d'au moins 10/20, au moins 6/20 à chacune des épreuves A, B, C, D, F et G, et au moins 4/20 à l'épreuve E d'anglais. Un candidat avec 13/20 de moyenne mais 5/20 en gestion n'est pas admissible. À faire : un examen blanc complet pour repérer toute épreuve sous 8/20, puis la travailler en priorité.

5. Sous-estimer la gestion (épreuve B)

L'épreuve B dure 45 minutes : 16 QCM et 2 QRC, coefficient 2. Elle mobilise du vocabulaire comptable et des calculs (chiffre d'affaires, charges, résultat, TVA, cotisations), peu familiers pour beaucoup de candidats. Travaillez-la régulièrement sur l'entraînement B, avec une calculatrice si votre convocation l'autorise.

6. Rendre des réponses courtes incomplètes

Les QRC rapportent gros : 2 points chacune aux épreuves A, B, D, G(T) et F(V), et 4 points aux épreuves F(T) et G(V). Elles sont corrigées par des correcteurs désignés par la CMA, qui vérifient les éléments attendus. Une réponse vague ou à moitié juste perd des points précieux. À faire : répondre précisément, avec le terme juridique exact, le chiffre ou l'article attendu ; quand la question demande deux éléments, en donner deux, clairement séparés.

7. Laisser filer l'orthographe à l'épreuve de français

L'épreuve D porte sur un texte de 15 à 20 lignes, avec 7 QCM et 3 QRC notées chacune sur 2 points. L'arrêté prévoit qu'un point est retiré au-delà de cinq fautes d'orthographe dans l'ensemble des réponses courtes. Relisez systématiquement vos trois réponses.

8. Mal gérer le temps

Les durées sont courtes : 20 QCM en 30 minutes en sécurité routière (C) et en anglais (E), soit 1 minute 30 par question ; 8 questions en 20 minutes pour F(T) et G(V). Passer cinq minutes sur une question difficile peut coûter trois réponses faciles. À faire : s'entraîner en conditions chronométrées, traiter d'abord ce que l'on sait, revenir ensuite sur les questions laissées de côté.

9. Réviser sur des contenus périmés

La réglementation a beaucoup bougé en 2026 : la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a porté à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende la prise en charge sans réservation préalable par un non-taxi, et le décret n° 2026-764 a supprimé l'accès à la carte VTC par équivalence. CMA France prévient d'ailleurs que ses annales « sont le reflet de la règlementation au moment de la rédaction des sujets ». Les annales 2019 à 2022 restent utiles pour le format, mais vérifiez chaque réponse sur le texte en vigueur. Notre guide réformes 2026 fait le point.

10. Garder une montre connectée ou un téléphone

Le règlement qualifie de fraude l'utilisation de dispositifs électroniques non autorisés : smartphone, montre connectée, oreillettes. Conséquences : annulation immédiate de l'examen, procès-verbal et interdiction de se réinscrire pendant cinq ans. Le jour J, apportez aussi la convocation et l'original d'une pièce d'identité valide : aucun accès n'est possible après la fermeture des portes.

À l'épreuve pratique : l'admission

11. Dépasser les 6 minutes de préparation

Dès la lecture du sujet, le candidat dispose de 6 minutes pour mettre le véhicule en route, programmer le GPS pour tout le parcours, se localiser sur un plan et, selon le métier, établir le devis (VTC) ou programmer les équipements (taxi). Le candidat qui n'a pas démarré au bout de 6 minutes est ajourné. Les adresses préenregistrées dans le GPS sont interdites, et le GPS ne doit plus être manipulé en circulation. Répétez cette séquence jusqu'à la faire en 4 minutes.

12. Se faire ajourner pour une raison évitable

Le règlement liste les seuls cas d'ajournement en dehors d'une note inférieure à 12/20 :

  • chaussures non adaptées : chaussures ouvertes sans attache derrière le pied ou pieds nus (article R412-6 du code de la route) ; véhicule non conforme ou papiers manquants. Le passage n'est pas décompté, mais les frais sont à payer de nouveau ;
  • intervention du jury sur la double commande ou le volant, par exemple après l'emprunt d'un couloir de bus non autorisé : arrêt de l'épreuve, aucune note ;
  • incapacité à rejoindre la destination.

Autre erreur fréquente : tout miser sur la conduite. La conduite vaut 10 points sur 20, mais la relation client et les informations touristiques en valent 5, la préparation du parcours 2 ou 3, la facturation 3 (taxi) ou 2 (VTC). Saluer, aider à l'installation, annoncer le trajet, connaître les lieux traversés et facturer correctement font souvent la différence entre 11 et 13. Détails dans notre guide examen pratique.

Et après un échec ?

À l'écrit, un échec impose de se réinscrire à l'examen complet. À l'épreuve pratique, vous disposez de trois passages dans l'année qui suit la publication des résultats d'admissibilité ; au-delà, tout est à repasser. Une consultation de copie est possible sur demande écrite au président de la CMA, dans l'année qui suit la publication des notes, et une réclamation écrite peut être adressée dans les deux mois suivant la notification.

Le plan anti-erreurs en cinq points

  1. Dossier préparé un mois à l'avance, pièces vérifiées.
  2. Diagnostic avec un examen blanc, puis travail ciblé sur toute épreuve sous 8/20.
  3. Entraînement chronométré à chaque épreuve, QRC rédigées et relues.
  4. Révisions sur des sources à jour, avec l'article de loi correspondant (toutes nos corrections citent leur source).
  5. Pour la pratique : séquence des 6 minutes répétée, informations touristiques préparées, chaussures fermées.

Questions fréquentes

Quelle est la note éliminatoire à l'examen VTC ou taxi ?

Une note inférieure à 6/20 à l'une des épreuves A, B, C, D, F ou G, ou inférieure à 4/20 à l'épreuve E d'anglais, est éliminatoire, quelle que soit la moyenne (arrêté du 6 avril 2017, art. 2).

Les fautes d'orthographe comptent-elles à l'examen taxi ou VTC ?

Oui à l'épreuve D de français : un point est retiré lorsque le candidat a commis plus de cinq fautes d'orthographe dans l'ensemble de ses réponses aux questions à réponse courte.

Que risque-t-on avec une montre connectée à l'examen ?

Le règlement national considère l'utilisation de dispositifs électroniques non autorisés (smartphone, montre connectée, oreillettes…) comme une fraude : annulation de l'examen et interdiction de se réinscrire pendant cinq ans.

Peut-on passer l'épreuve pratique en sandales ?

Non. Les chaussures ouvertes sans attache derrière le pied ou les pieds nus sont proscrits ; le candidat est ajourné et doit payer de nouveau les frais d'inscription, sans que ce passage soit décompté.

Ce guide est informatif. PrépaT3P n'est ni un organisme de formation, ni un centre agréé, et n'est pas affilié aux chambres de métiers et de l'artisanat (CMA). Pour toute démarche, référez-vous aux textes officiels ci-dessous, à votre CMA ou à votre préfecture. Voir aussi notre méthode de vérification.

Sources officielles

Passez à la pratique

Entraînez-vous gratuitement, sans inscription : 10 questions corrigées par épreuve, avec la source de chaque réponse, et un examen blanc chronométré de l'épreuve A.

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